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L'Université Simon Fraser lance un programme innovant de naming pour ses infrastructures

L'Université Simon Fraser lance un programme innovant de naming pour ses infrastructures mars, 22 2024

L'Université Simon Fraser (SFU), située à Burnaby au Canada, a récemment dévoilé une initiative pionnière qui attire déjà l'attention de nombreux observateurs. Lancé en 2013, ce programme innovant offre à la fois aux individus et aux entreprises la possibilité de contribuer financièrement à l'université d'une façon tout à fait unique: en acquérant le droit de nommer des parties du campus. Ce projet vient ajouter un nouveau chapitre à l'histoire de cette institution fondée en 1965.

Dirigée par Jillian Wiseman, la directrice des relations médias à SFU, cette initiative vise à diversifier les sources de revenu de l'université tout en renforçant le lien entre la communauté universitaire et ses bienfaiteurs. Les options de naming sont variées, proposant des plans de paiement adaptés à tous les budgets, des segments de linoléum dans le Quadrilatère Académique (AQ) pour 50 dollars, à la possibilité de changer le nom de la montagne sur laquelle le campus est situé, pour quelques millions de dollars.

L'intérêt pour ce programme ne se limite pas à la dimension financière. Selon le professeur Edwin Krause, qui a étudié les aspects psychologiques derrière le désir des gens de laisser une marque physique immortalisant leur passage ou leur contribution, ce programme s'inscrit dans une longue tradition. Krause compare cette quête d'immortalité à travers des marques physiques à des pratiques historiques telles que les tombes et monuments, ou encore le fait d'avoir des catastrophes ou des découvertes notables nommées en l'honneur de certaines personnes.

Malgré les critiques, qui pointent du doigt une potentielle commercialisation à outrance de l'espace éducatif, le projet a suscité un intérêt considérable avant même sa première consultation publique, prévue pour le mercredi 11 juillet 2013. Les investisseurs potentiels, attirés par la perspective de lier leur nom ou celui de leur entreprise à l'un des établissements d'enseignement supérieur les plus réputés du Canada, se pressent déjà pour sécuriser les meilleurs lots.

La dynamique actuelle reflète un changement dans la manière dont les institutions éducatives envisagent le financement et l'engagement communautaire. En proposant un éventail de possibilités permettant à chacun de participer à la vie du campus selon ses moyens, SFU ouvre un nouveau chapitre dans la recherche de fonds pour l'enseignement supérieur. Ce programme pourrait bien devenir un modèle pour d'autres universités à travers le monde, cherchant à diversifier leurs sources de revenus tout en renforçant les liens avec leur communauté.

18 Commentaires

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    Nicole Zink

    mars 24, 2024 AT 00:36

    Je trouve ça fascinant qu'on puisse acheter un nom de salle même si c'est juste un morceau de linoléum
    Ça fait un peu magasin de luxe mais bon si ça aide l'université je dis pas non

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    Suzanne Butler

    mars 24, 2024 AT 19:50

    Cette initiative est une honte. L'éducation n'est pas un produit de consommation. Vous allez vendre le nom de la montagne ? C'est de la dégradation culturelle pure et simple.

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    Alexandre BIGOT

    mars 26, 2024 AT 01:49

    Il convient de souligner que la logique économique sous-jacente à ce modèle de financement constitue une rupture épistémologique majeure dans le paysage universitaire canadien. L'objectif de rentabilisation des espaces physiques, même symboliques, remet en question les fondements même de la mission éducative.

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    Marie H.

    mars 26, 2024 AT 23:00

    Je trouve ça tellement beau que les gens puissent participer, même avec 50 dollars…
    Ça donne l’impression que tout le monde compte…
    Et puis, qui sait, peut-être que quelqu’un qui a payé pour un carreau va devenir un grand scientifique un jour…
    Et ça, c’est magique…
    Je suis vraiment touchée…

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    James Atom

    mars 27, 2024 AT 15:54

    En France, on ne nommerait jamais une salle après un donateur. C’est une forme de décadence. Chez nous, les universités portent des noms de penseurs, de révolutionnaires, de scientifiques. Pas de PDG.

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    Thomas Willemsen

    mars 29, 2024 AT 06:27

    Je trouve ça un peu trop commercial, mais bon, je comprends que les universités ont besoin d'argent. 😅
    Peut-être que si on nomme une salle après moi, je donnerai 2000 euros…

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    Chantal Francois

    mars 29, 2024 AT 09:11
    C’est une forme de mémoire collective. Pas un marché.
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    Roland Patrick

    mars 29, 2024 AT 15:54

    On va bientôt vendre les noms des étudiants aussi. C’est pas normal. On est dans une société de merde.

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    Estelle Leblanc

    mars 31, 2024 AT 00:03

    Le modèle de naming à niveaux d’engagement est un excellent exemple de micro-donation à impact élevé. L’architecture de la gamification du financement universitaire permet une scalabilité sans précédent. On passe d’un modèle de dons massifs à un modèle de crowdsourcing éducatif. C’est une innovation disruptive dans le secteur de l’enseignement supérieur.

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    Sébastien AGLAT

    mars 31, 2024 AT 06:31

    Je trouve ça intéressant, mais je me demande si on ne perd pas quelque chose en nommant les choses après des gens riches.
    Les universités, c’est aussi un lieu où on oublie les noms pour se concentrer sur les idées.
    Peut-être qu’on pourrait nommer des salles après des étudiants anonymes qui ont fait des découvertes ?
    Ça serait plus juste.

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    James Schnorenberg

    avril 2, 2024 AT 02:06

    La commercialisation des espaces physiques est un indicateur clair de l’effondrement du capital symbolique dans l’enseignement supérieur. L’acte de nommer devient une transaction de pouvoir, et non un hommage. Ce programme est une démonstration de l’absorption de l’université par le néolibéralisme. La montagne ne sera plus un lieu de réflexion, mais un logo.

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    Celyne Bondoux

    avril 2, 2024 AT 18:37

    Je me demande… si on nomme une salle après un donateur… est-ce que ça change la façon dont les étudiants ressentent l’espace ?
    Est-ce que ça les rend plus ou moins motivés ?
    Et si on nommait une salle après une personne morte… c’est encore un don ?
    Et si c’est un enfant qui donne… c’est un don ou un héritage ?
    Je ne sais pas… ça me fait penser à la mort… et à la mémoire… et à ce qu’on laisse derrière nous…

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    Julie Lavigne

    avril 4, 2024 AT 12:34

    On nomme les montagnes maintenant ?
    Je me demande si on va pouvoir acheter le nom du ciel aussi…

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    manu martel

    avril 5, 2024 AT 23:19

    Je trouve ça triste. On devrait plutôt nommer des salles après des profs qui ont changé des vies. Pas après des gens qui ont de l’argent.
    Je me souviens d’un prof qui m’a aidé à passer mon année… il a jamais eu de salle à son nom…

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    Julien Petitot

    avril 7, 2024 AT 14:46

    Je trouve ça cool que même les étudiants puissent participer avec 50 balles
    Ça donne l’impression que tout le monde peut laisser sa trace
    Même si c’est juste un carreau de sol
    Je vais peut-être en acheter un pour ma mère
    Elle a toujours voulu être célèbre

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    Claire Polidano

    avril 8, 2024 AT 08:38

    Le naming est une stratégie de branding institutionnel optimisée pour maximiser la perception de valeur perçue par les donateurs. Le lien entre capital symbolique et capital financier est ici redéfini par une logique de visibilité spatiale. L’effet de halo sur l’image de l’université est exponentiellement amplifié par la hiérarchie des lots disponibles. Ce modèle est une innovation dans la gestion des ressources non traditionnelles.

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    Benjamin Emanuel

    avril 8, 2024 AT 13:03

    Oh bien sûr, la montagne va s’appeler "La Montagne de M. Dupont - Fondateur de Dupont & Fils SA"
    Et le reste du campus, "Le Bâtiment de la Dette"
    Bravo, vous avez réussi à transformer une université en centre commercial avec des diplômes.

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    nikki marie

    avril 9, 2024 AT 02:48

    Je pense que c’est une belle façon d’inclure tout le monde
    Peut-être que quelqu’un qui a donné 50€ se sentira fier un jour en passant devant sa plaque
    Et ça, c’est important

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